Ils ont écrit au maire, au préfet, à l'inspecteur d'académie. En vain. Ils ont contacté les trois opérateurs historiques. Silence. Alors ils occupent l'école ce matin, une heure. L'objet du courroux des parents d'élèves de Charles-Lebourg, dans le quartier Saint-Félix : les huit stations d'antennes qui entourent l'école, dont six à moins de 50 m. « C'est contraire à la charte de la ville, qui fixe la distance maximale à 100 m », rappelle Franck Pennuen, à la FCPE.
Sauf que ladite charte, signée en 2002, n'engage que ceux qui la lisent : « Jusqu'à présent, les opérateurs ont joué le jeu, prétend Catherine Choquet, adjointe au maire déléguée à la petite enfance et à la santé. Mais là, les niveaux d'émissions ont plus que doublé ! »
Les parents demandent le démontage des antennes. « Mais on sait que cela prendra du temps, continue Franck Pennuen. On veut d'abord revenir à un seuil raisonnable de 2 V/m. » « Une telle concentration est évidemment anormale », juge aussi le député Vert François de Rugy. Lui aussi sera de l'attroupement ce matin…