La polémique resurgit. A un mois du début du Hellfest, festival de musiques extrêmes qui se tiendra les 18, 19 et 20 juin, la communauté chrétienne de Clisson s'inquiète. Et l'évêque de Nantes, Jean-Paul James, lui emboîte le pas en s'associant à ses propos. Le festival véhicule une « contre-culture ambiguë qui peut être choquante pour la foi chrétienne », explique le diocèse. Celui-ci s'interroge sur les conséquences du festival chez les personnes les plus fragiles et demande aux collectivités d'exercer une vigilance « pour ne pas rendre plus difficile encore le vivre ensemble ».
Une table ronde pour dialoguer
Cette prise de position intervient alors que le maire de Clisson et les élus partenaires du festival se sont exprimés mardi pour soutenir le Hellfest. Irrité, Yoann Le Nevé, cofondateur, rappelle que « le festival n'a jamais posé de problèmes au niveau de l'ordre public ou du comportement des festivaliers ». « Il faut faire la part des choses entre le folklore, la provocation liés au rock ou au métal et la réalité. » Dans un souci d'apaisement, le Hellfest organisera, pendant l'événement, une table ronde avec des représentants de l'Eglise, des musiciens et un sociologue. « Nous voulons faire preuve d'ouverture envers le diocèse. On l'invite à venir découvrir le festival », conclut Yoann Le Nevé.