Des banlieues chics et des villages pauvres

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Publié le 20 mai 2010.

Société Les revenus fiscaux des ménages de la région révèlent de fortes disparités géographiques

De très fortes disparités. C'est ce que confirme la dernière étude de l'Insee sur les ressources annuelles des ménages en Pays de la Loire, d'après les déclarations de revenus 2007. Seul véritable indicateur de comparaison, le revenu médian par unité de consommation* s'élève à 16 965 € dans notre région, ce qui signifie que la moitié des ménages déclarent moins et la moitié déclarent plus. C'est légèrement au dessous de la médiane nationale (17 497 €), mais au-dessus du Maine-et-Loire, de la Vendée, de la Sarthe et de la Mayenne. La Loire-Atlantique (17 813 €) étant, sans conteste, le département ligérien où l'on gagne le mieux sa vie.
Mais où résident donc les hauts revenus ? Dans les grandes zones urbaines principalement. Dans l'agglomération nantaise en particulier, où le revenu médian (19 000 €) est bien plus élevé que dans celles du Mans (17 600 €) et d'Angers (17 400 €). « Pour ces trois métropoles,  c'est dans la proche banlieue des villes-centres qu'on compte les communes les plus riches », rapporte Guillaume Coutard, auteur de l'étude Insee. C'est particulièrement visible autour de Nantes, où l'on trouve sept des vingt villes les plus aisées de la région. Le nord de l'agglo nantaise, entre Cens et Erdre, peut même être assimilé à un véritable secteur doré, avec pas moins de huit communes au revenu médian dépassant 20 000 €. Le sud-est (Basse-Goulaine, Haute-Goulaine, Vertou, Saint-Sébastien) est également bien lôti, de même que les bords de Loire de l'est (Thouaré, Sainte-Luce, Le Cellier, Mauves).

Des grosses villes inégalitaires
A Nantes même (18 158 €), « des ménages aux revenus élevés côtoient les ménages aux revenus les plus faibles » : 10 % gagnent moins de 5500 € alors que 10 € gagnent plus de 39 000 €. C'est ici, ainsi qu'à Angers, qu'on constate les plus grandes disparités. Des inégalités bien supérieures à la moyenne s'observent aussi à Saint-Nazaire , Saint-Herblain, Saumur ou Châteaubriant. Pour autant, les différences de ressources sont plutôt moins marquées dans la région que dans le reste du pays.

Un secteur rural peu aisé
On ne s'y attend pas forcément, mais c'est bien dans les zones rurales, éloignées des pôles d'emploi, que l'on déclare les plus basses rentrées d'argent. Le revenu médian de ces communes y est seulement de 15 500 €. « Les communes les plus pauvres sont toutes des petites communes : aucune ne compte plus de mille ménages », indique Guillaume Coutard. On les trouve principalement dans le nord de la Loire-Atlantique, au cœur du Pays de Retz et dans l'est du Maine-et-Loire . Tous secteurs confondus, les moins de 30 ans et les plus de 75 ans sont ceux qui ont le moins de ressources à déclarer.

Frédéric Brenon et david Prochasson
Littoral

De manière générale, le revenu médian par unité de consommation des ménages résidant en bord de mer est supérieur au revenu régional. Dans ces zones où la population est souvent âgée, les ressources des retraités sont plus élevées qu'ailleurs. Ce sont les stations balnéaires qui concentrent les revenus les plus hauts. Les deux plus riches des Pays de la Loire sont ainsi La Baule et Pornichet (revenu médian supérieur à 21000 €). Plus au sud, une deuxième zone balnéaire rassemble des villes aux revenus légèrement moindres (Pornic, Saint-Michel-chef-chef,etc.).

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