Il est arrivé tôt hier matin, en provenance de Bordeaux, et est reparti vers 20 h, en direction de Saint-Malo. Le navire bahaméen Prince Albert II faisait escale hier à Nantes avec, à son bord, 250 personnes, dont 132 touristes britanniques. Il s'agissait du premier paquebot de l'année 2010 à choisir la Cité des ducs comme étape de croisière. Seulement quatre autres ont prévu de faire de même ces prochains mois. Un chiffre bien en deçà des saisons précédentes (huit escales en 2009, onze en 2008). Bien en deçà, aussi, des vingt-quatre paquebots s'arrêtant à Bordeaux cette année.
Miser sur les châteaux de la Loire
« Ce n'est pas terrible, nous sommes déçus, avoue Patrice Kergadallan, président de l'association Accueil des paquebots. On subit sûrement un peu la crise économique qui touche le secteur de la croisière. Il faut aussi prendre en compte les contraintes pour accéder à Nantes : remonter la Loire, attendre la marée. Cela refroidit certains armateurs. Sans oublier que, techniquement, nous ne pouvons pas recevoir les bateaux longs de plus de 200 m. » Pourtant, l'offre nantaise semble plaire. « Nous n'avons que de bons retours des passagers », assure-t-il. Ce qu'il manque pour atteindre l'objectif d'une vingtaine de paquebots par an, et récolter les retombées économiques qui vont avec, c'est donc un « attrait touristique de renommée internationale ». Les châteaux de la Loire en sont un. Problème : leur relatif éloignement oblige les paquebots à rester à quai au moins une nuit de plus. « On va essayer de les convaincre, rapporte l'office de tourisme. Nous sommes la seule entrée maritime pour la vallée de la Loire. C'est un argument fort que nous allons développer. Les récents contacts pour 2012-2013 sont très positifs. Il n'y a pas de quoi être vraiment inquiets. »