Quelques jours à peine après l'annonce de la création d'une nouvelle grande structure regroupant tourisme, culture et patrimoine à Nantes, et la nomination à sa tête de l'emblématique Jean Blaise, Jean-Marc Devanne confirme qu'il quitte la direction de l'office de tourisme nantais pour exercer de nouvelles fonctions dans le privé. Entretien.
Votre départ, après douze années
à la tête de l'office, coïncide avec l'annonce de la transformation
de la structure. Y a-t-il un lien ?
Non. J'ai simplement eu envie de mener à bien un autre projet. Je dirigerai désormais la société CoManaging, spécialisée dans le consulting pour les territoires et les organismes touristiques. Je n'ai pas participé au projet de réforme de l'office.
Que pensez-vous de ce projet?
C'est une bonne idée, loin d'être anodine. Ça va donner de la force, de la cohérence et de la visibilité. Ça fait des années qu'on sait que les offices de tourisme n'ont pas la taille critique adaptée aux missions de leur territoire. Il faut la faire grossir en rationalisant les moyens. Vous verrez, d'autres villes vont s'y mettre.
Le choix de Blaise, personnalité proche de Jean-Marc Ayrault, est critiqué…
Les critiques sont prématurées. Laissons-le faire ses preuves. Il n'est pas illégitime dans cette fonction. Il a la capacité d'apporter cet élan, cette médiatisation supplémentaire dont Nantes a besoin. Après, comme tout gros changement, je ne suis pas surpris que ça entraîne des inquiétudes. J'avoue que l'annonce a été faite un peu vite.
Que manque-t-il à la destination touristique nantaise?
Pas grand chose. Elle a décollé depuis dix ans. On se situe je pense dans le top 5 français. On est devant Toulouse, on aura bientôt dépassé Bordeaux. L'offre nantaise est constituée, d'autres projets sont sur le point de sortir. Il faut maintenant créer une synergie pour la faire connaître davantage.
Une nouvelle société d'économie mixte regroupant l'office de tourisme et la SEM Nantes Culture et patrimoine (Château, Machines de l'île, musée des Beaux-arts) va voir le jour. Elle sera pilotée par Jean Blaise, qui quittera donc le Lieu unique.