Trop en avance sur son temps ? La société Marguerite, qui propose depuis deux ans un système de voitures en libre-service, a du mal à séduire les Nantais. « Avec 400 abonnés, nous perdons toujours de l'argent. Pour atteindre l'équilibre financier, il faut que l'on atteigne les 1 500, normalement d'ici 2012 », estime Tony Lesaffre, PDG de Marguerite, mais également d'Europcar Atlantique. « Nos clients réservent en moyenne une fois par mois nos voitures, précise-t-il. C'est encore loin des 4 réservations estimées à l'origine. » La société propose aujourd'hui 25 voitures (Ford Focus, Renault Twingo ou Peugeot 308), à louer à l'heure et au kilomètre, réparties dans 19 stations nantaises.
« Il faut du temps pour convaincre »
Denis Maure, codirigeant de l'entreprise, se veut rassurant : « Depuis septembre 2009, c'est 50 % d'abonnés en plus chaque mois. On constate surtout que plus d'un utilisateur sur deux a ensuite revendu sa voiture, ce qui permet d'amorcer un de nos objectifs : désengorger le centre-ville et l'agglomération. » Côté utilisateurs, 30 % des abonnés sont des professionnels, à l'image de Laëtitia, commerçante en centre-ville, qui utilise Marguerite « occasionnellement, et en complément du réseau Tan pour les trajets les plus longs ». Pour attirer les Nantais, la société a mis en place des partenariats permettant notamment de circuler dans les voies piétonnes, d'obtenir des réductions avec la carte Tan, ou encore de se garer gratuitement dans les parkings NGE. Pour Jean-François Retière, vice-président de Nantes Métropole, « il est important de soutenir ce projet, qui n'a pas évolué aussi vite qu'on le souhaitait, mais qui continue de se développer ».