Fin du feuilleton. La direction du CHU de Nantes a annoncé vendredi après-midi qu'elle renonçait finalement à réclamer le remboursement d'une prime de service versée en janvier 2009. Une décision dictée par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, elle-même mise sous pression par les critiques exprimées à ce sujet par le député-maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault. « L'action et la mobilisation de tous les personnels contractuels et titulaires ont été payantes », se félicite la CGT.
D'un montant compris entre 800 € et 1 100 €, cette prime avait été perçue par mille agents contractuels du CHU. S'appuyant sur une récente décision de justice, la direction avait donné dix-huit mois aux salariés concernés pour la rembourser. Le total des sommes en jeu s'élevait à 1,2 million d'euros.
« A l'avenir, cette prime, dont l'illégalité a été établie par le Conseil d'Etat, ne sera plus versée aux agents contractuels », a indiqué vendredi la direction du CHU de Nantes.