« Les études le montrent : il est nettement plus difficile de trouver un emploi et de créer son entreprise lorsqu'on est issu d'une cité. L'ascenseur social est resté bloqué tout en haut et les escaliers sont semés d'embûches. » Cette France a deux vitesses qu'elle n'a « pas peur de dénoncer », Yamna Chriraa n'en veut plus. Pour faire bouger les choses, cette jeune cadre a donc décidé de créer, avec une vingtaine d'entrepreneurs originaires de quartiers populaires, le club Capacités. Objectif : accompagner les porteurs de projets et valoriser les actions des zones urbaines défavorisées de Loire-Atlantique.
Quête de réseau et d'expérience
« Tout fonctionne aujourd'hui principalement grâce au réseau. Or, les jeunes des cités en sont dépourvus, explique Yamna Chriraa, originaire de Malakoff. Notre club est donc là pour leur proposer un accompagnement de A à Z, leur apporter l'expérience de nos membres qui ont été confrontés au même parcours du combattant. » « Face aux assurances ou aux banques, le fait d'habiter un quartier sensible a clairement été un handicap », témoigne Marie le Drouan, gérante d'une société à Bellevue. Habitué à fonctionner en réseau, le club pense « pouvoir toucher un public que les autres structures d'aide à l'emploi n'arrivent pas à toucher ». Il vise l'émergence d'une dizaine de projets par an.
Capacités organise aujourd'hui une conférence publique d'information. A 18 h 30 à l'Institut d'études avancées de Nantes (site Marcel-Saupin).Contact : www.capacites.org.