Les radars fixes s'installent au coin du feu

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Publié le 30 mars 2010.

Transports La police va flasher les nombreux automobilistes qui grillent les feux rouges à Nantes

Ils vont commencer à flasher « à blanc » mardi prochain, et à vraiment verbaliser la semaine qui suit. La préfecture a présenté hier ses cinq premiers radars automatiques fixes, qui vont désormais contrôler, aux feux de circulation, les automobilistes qui passent au rouge. Le dispositif a été dévoilé sur l'un des carrefours de Nantes où se produisent beaucoup d'accidents : le croisement du quai de la Fosse et de la rue Mathurin-Brissonneau, cette petite artère oblique et en sens unique qui le relie au quartier Mellinet.

Pas de signalisation en amont
« Ici, chaque heure, dix-huit feux rouges sont grillés », a calculé Patrick Lapouze, directeur de cabinet du préfet. « Il n'y a pourtant aucune visibilité, et les voies du tram à traverser... » Désormais, la photo des contrevenants – prise par l'arrière dès que le feu passe de l'orange au rouge – sera transmise par une liaison ADSL sécurisée au centre automatisé de constatation des infractions routières de Rennes. Une « analyse humaine » y sera faite au cas par cas, pour les automobilistes contraints de passer sous la pression des pompiers ou de la police. Les autres risquent une amende de 135 €, et un retrait de quatre points du permis de conduire. De quoi amortir assez vite le coût de l'engin (55 000 €), pris en charge par l'Etat. Aucun des radars ne sera d'ailleurs signalé en amont. « Nous manquons de place pour les installer », justifie Jean-Roger Boudaud, responsable de la sécurité routière et des transports à la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM, ex-DDE). « Il y a aussi déjà tellement d'écrits et de panneaux en ville qu'ils ne seraient pas vus. » Une carte précise de leurs emplacements sera néanmoins mise en ligne sur le site Internet de la DDTM.
Ces nouveaux radars ne sont que les premiers d'une longue liste. « Une quinzaine » d'autres devraient en effet être déployés cette année et l'année prochaine à Nantes, notamment sur les carrefours du tramway et du busway.

Guillaume Frouin
Debout sur le frein

Ces radars pourraient provoquer d'autres accidents de voiture, certains automobilistes étant tentés de « piler » à la seule vue du feu orange pour ne pas être flashés. « On disait la même chose avec les radars de vitesse, mais ça n'a pas été le cas », considère Patrick Lapouze.Le directeur de cabinet du préfet s'appuie pour cela sur l'expérience des autres villes françaises (Paris, Lyon, Cholet, Angers...) qui se sontdéjà équipées de radars fixesauprès de leurs feux tricolores.

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