Lundi, Christophe Béchu (UMP) en avait appelé aux abstentionnistes pour l'emporter au second tour des élections régionales. Mardi, à Nantes, ses colistiers centristes ont fait de même auprès des électeurs du MoDem (crédité de 4,57% au premier tour), après avoir pourtant échoué une première fois à faire l'union avant le premier tour.
«Nous sommes assurés d'avoir au conseil régional un groupe politique indépendant, qui aura sa liberté de parole», rappelle Laurent Gérault (Alliance centriste), ex-président du MoDem du Maine-et-Loire, qui avait déjà fait alliance avec Christophe Béchu aux municipales, à Angers, en 2008. Sur la question du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les centristes pourront ainsi afficher leurs propres divergences: si l'Alliance centriste ne veut «pas payer un centime» de la future plate-forme, le Nouveau Centre est, lui, favorable au projet. Christophe Béchu (UMP) a conditionné son soutien à l'inscription en juin de la ligne à grande vitesse Nantes-Rennes au rang des priorités nationales, et à la réalisation d'un franchissement de Loire.
Mais l'important n'est pas là, à en croire Laurent Gérault. «Il faut arrêter de faire de cette campagne un référendum pro ou anti-Sarkozy», s'exaspère-t-il. «Aux élections municipales de 2008, à Angers, c'était la même chose. On avait perdu près de 300 voix... Comme si c'était Nicolas Sarkozy qui allait déterminer le tracé du tramway ou les dessertes ferroviaires.»
Avant une réunion publique à Guérande ce jeudi soir (19 h 30), Christophe Béchu était mercredi à Chemillé (Maine-et-Loire), pour une fois sans ministres. «Le Premier ministre avait demandé si nous souhaitions qu'il se déplace, mais nous avons préféré refuser», a expliqué Christian Gillet (Nouveau Centre).