Un accident d'une atrocité absolue. Trois responsables d'une petite charcuterie industrielle de Mésanger, près d'Ancenis, étaient jugés hier pour
« homicide involontaire » après la mort par asphyxie d'un ouvrier de 32 ans en septembre 2007. Entré pour replacer une sonde à chaleur, ce père de deux enfants s'était retrouvé enfermé dans un four à vapeur de 15 m3, où cuisaient des roulades aux olives à 80° C. La porte – défaillante – s'était alors refermée derrière lui, et il n'avait pu en sortir faute d'un levier de sécurité intérieur pourtant réglementaire.
Lors de sa première audition, le responsable de l'usine avait reconnu que le four était une « vieille machine », achetée d'occasion à une société en dépôt de bilan. Il n'avait été mis en service que sept mois plus tard, après plusieurs réparations. De 18 à 24 mois de prison avec sursis, ainsi que des amendes de 4 000 et 5 000 €, ont été requis contre les trois prévenus. Le jugement sera rendu le 29 avril.