Décret de catastrophe naturelle désiré

0 contributions
Publié le 3 mars 2010.

Tempête Une trentaine de communes de Loire-Atlantique attendent une reconnaissance officielle

La nouvelle, annoncée lundi soir par le gouvernement, a été accueillie avec stupeur par les sinistrés du Pays de Retz, de la Presqu'île guérandaise ou de l'estuaire de la Loire. Quatre départements ont obtenu la reconnaissance ministérielle de l'état de catastrophe naturelle après le passage de la tempête Xynthia. Ont été retenus la Vendée, la Charente-Maritime, les Deux-Sèvres et la Vienne, mais pas la Loire-Atlantique, qui a pourtant essuyé de très lourds dégâts matériels. « C'est impensable! J'ai cru à une blague en apprenant ça à la radio », raconte un commerçant du Croisic. « On est tombés de très très haut, confirme Yvan Avril, dont l'entreprise ostréicole située aux Moutiers a été saccagée par la marée. Un décret de catastrophe naturelle, c'est un enjeu extrêmement important vis à vis de l'assurance. »

Une trentaine de villes sinistrées
En fait, selon la préfecture, l'état de catastrophe naturelle n'a été adopté dans un premier temps que pour les départements placés par en « vigilance rouge » juste avant la tempête. Les autres départements touchés devraient bénéficier d'ici quelques jours d'une reconnaissance, commune par commune. Une trentaine de villes sinistrées seraient concernées en Loire-Atlantique. « Leur demande a de bonnes chances d'être prise en compte », indique la préfecture. « On est rassurés », confie à chaud Jean-Luc Le Drenn, maire d'Indre qui, comme d'autres municipalités, a rempli son dossier dès hier. « L'état de catastrophe naturelle est primordial pour tous nos sinistrés. J'ai bon espoir, mais j'attends une confirmation. A défaut, je peux vous dire qu'on ne se laissera pas faire ! », prévient Michèle Quellard, maire du Croisic.

Frédéric Brenon
fonds débattus

« Je suis catastrophée. Le bilan matériel ne cesse de s'alourdir. Beaucoup de résidences secondaires viennent seulement d'être inspectées ». A l'image de la maire du Croisic, les communes commencent tout juste à évaluer avec précision l'ampleur des dégâts. On a ainsi appris hier que deux œuvres de la biennale d'art Estuaire avaient été endommagées à Cordemais, et, surtout Paimbœuf.Pour faciliter les réparations et débloquer des fonds, le conseil régional se réunit aujourd'hui en séance extraordinaire. Le conseil général de Loire-Atlantique fera de même demain. Le groupe UMP propose, dans ce cadre, que les 5,3 millions d'euros reçus par le département pour le préjudice de la marée noire de l'Erika soient intégralement utilisés en faveur des communes sinistrées par la tempête Xynthia.

Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr