Des actes « odieux », « inqualifiables » et qui « ne peuvent pas être tolérés dans un état de droit ». La mairie de Nantes a porté plainte hier après que des tags anarchistes ont été découverts sur une porte de la basilique Saint-Donatien et les murs d'enceinte du lycée catholique éponyme. Des slogans comme « Brûle ton église », « Les curés au bûcher, les sorcières en liberté » ou « Ni Dieu ni maître » ont été peints à la bombe, vraisemblablement dans la nuit de vendredi à samedi. Depuis, ils ont été effacés par les services de nettoyage. Quatre jeunes ont été interpellés par la police, après une plainte de la direction du lycée et de la paroisse.
« Fermeté » réclamée par le CNI
Ces dégradations surviennent après d'autres, commises jeudi après-midi dans l'église Saint-Clément. Des chaises ont été cassées, la main d'une statue de Saint-Pierre a été brisée et une « station » du chemin de croix a été volée. La prise de position de la mairie intervient au lendemain de celle des Jeunes CNI (Centre national des indépendants et paysans), un petit parti de droite présidé par le maire de Cholet Gilles Bourdouleix. Ils avaient demandé aux responsables politiques de « condamner avec autant de fermeté cet acte stupide qu'ils ont pu le faire pour les dégradations de la mosquée du Tarn le 13 décembre 2009 et les tombes juives à Strasbourg le 27 janvier 2010 ».