S'il y a une bien chose importante pour les électeurs, c'est l'assiduité de leurs élus au sein de l'assemblée qu'ils représentent. A ce titre, le tableau de présence des conseillers régionaux aux sessions plénières du conseil régional des Pays de la Loire mérite le coup d'œil. Il apparaît ainsi que sur les 99 élus ayant pris part aux votes entre avril 2004 et janvier 2010, seuls 10 n'ont raté aucune des quarante-trois sessions réunies entre avril 2004 et janvier 2010.
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Tous appartiennent à la majorité de gauche. A l'opposé, la Mayennaise Marguerite Géré (UMP) aurait manqué pas moins de 24 sessions, Jean-Luc Harousseau (UMP) étant, lui, absent à 17 reprises. D'autres élus, comme Louis-Jean de Nicolay (UMP) ou Michel Hunault (Nouveau Centre) sont, aussi, assez souvent notés absents.
PCF bon élève, UMP moins bon
La moyenne par groupe politique révèle aussi des disparités. Le parti communiste semble le plus assidu avec seulement 2,5 absences par élu. Les Verts et le PS le talonnent de peu avec en moyenne 3 absences. Viennent ensuite les centristes (5,8 absences), puis le groupe UMP-MPF (7,7 absences par élu). «L'assiduité aux sessions, c'est le reflet de l'investissement de l'élu et d'une certaine conception de son mandat. Certains ont d'autres responsabilités à côté mais c'est à eux d'assumer quand ils s'engagent. Quand on est dans la majorité, on se doit d'être là pour défendre les dossiers qu'on porte. C'est peut-être moins évident lorsqu'on est dans l'opposition», commente le socialiste Alain Gralepois.
«La seule présence en session ne permet pas de mesurer toute l'implication d'un élu. Il faudrait aussi prendre en compte les commissions, les interventions, ou le travail de fond. Il y a aussi ceux qui émargent le matin et qu'on ne voit plus en séance après», fait remarquer l'UMP, François Pinte.
Le règlement intérieur du conseil régional prévoit, depuis 2004, des pénalités financièresà partir d'un certain nombre d'absences injustifiées. Sauf qu'il n'a jamais été appliqué. Le PSse dit maintenant prêt à le mettre en vigueur, l'UMP aussi.