C'est le premier suicide depuis l'ouverture de la prison en 2008. Un adolescent de 16 ans et demi s'est pendu hier matin, avec ses draps, dans sa cellule de l'établissement pénitentiaire pour mineurs d'Orvault. Quatorze rondes avaient pourtant eu lieu en l'espace de dix heures avant le drame. L'un de ses éducateurs s'était en effet alarmé, la veille, de son « mal-être ». Pour tromper la vigilance des surveillants, le jeune détenu avait alors simulé sa présence dans son lit avec ses vêtements.
Reste que l'adolescent n'avait pas reçu de kit anti-suicide (matelas anti-inflammable, pyjama en papier déchirable…), promis en fin d'année par la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie. « L'administration fait des effets d'annonce, mais nous manquons de moyens », déplore Yann Hervé, du syndicat de surveillants Ufap-Unsa. La victime était incarcérée depuis le 23 janvier, dans une affaire de viol toujours à l'instruction.Guillaume Frouin