On appelle ça une déferlante. Après un test d'un an à Saint-Sébastien, Système U Ouest a lancé ses courses-U.com dans 200 magasins sur 350 en 2009. Ils seront bientôt 250. Les courses bien au chaud chez soi sur Internet, ça plaît. « Pour 50%, on est dans la fidélisation de clientèle, chiffre-t-on à Système U. Pour l'autre moitié, on se place plutôt dans la captation. »
La concurrence est rude. A l'Eraudière, à Nantes, Intermarché a aussi adopté le drive. Trois clics sur ordinateur, un coup de volant et une halte pour en sortant du boulot : « C'est rapide, confortable et souple, résume Marie, 28 ans, cliente du Chronodrive d'Orvault depuis deux ans. En cas d'empêchement, la commande est conservée 24 heures. Je n'ai jamais été déçue. » Elle ne semble pas la seule. Les enseignes qui ont adopté le système embauchent à tout va. « Un temps plein tous les deux mois en moyenne » à Leclerc Pôle Sud, où 19 employés se consacrent au drive ouvert en 2008, juste avant celui d'Orvault Grand-Val. Dix à quinze préparateurs de commandes ou managers doivent aussi être recrutés dans chacun des deux Chronodrive ( Auchan ) de l'agglomération au premier trimestre 2010.
« On a l'impression de revivre les débuts de la grande distribution, s'enflamme Baptiste Lepoutre, directeur à Basse-Goulaine. Beaucoup de clients nous disent que ça change la vie. A nous, désormais, de les fidéliser. » Vingt Chronodrive, avec 1 000 emplois annoncés,
devraient encore voir le jour cette année en France. Dont un à Trignac, près de Saint-Nazaire. Les études de rentabilité sont en tout cas lancées. A. G.
Les « clic n'drive » permettent parfois aux clients de donner à des associations caritatives. C'est le cas chez Chronodrive (Auchan), avec la Chronocagnotte. Chez Système U Ouest, on indique qu'« avec la carte de fidélité, on peut choisir de faire un don à Action contre la faim. Ce sera sans doute proposé en ligne un jour. »