Victor Massip et Laurent Lebot exposent actuellement une maquette du projet à Paris.
Victor Massip et Laurent Lebot exposent actuellement une maquette du projet à Paris.

Guillaume Frouin

L'industrie automobile avait ses «dream cars», des prototypes futuristes de rêve. Avec Ekokook, celle de l'ameublement tient sa «cuisine écologique» de demain. Une maquette, conçue par deux designers nantais dans le cadre d'un appel à projets de l'industrie du meuble, est exposée jusqu'au 7 mars à Paris.

Frigo à tiroirs (pour éviter de perdre le froid à l'ouverture de la porte), récupération de l'eau de lavage des légumes (pour arroser les plantes) ou encore trémies de stockage en hauteur (pour les légumes achetés en vrac dans les magasins bio) font partie du projet de Laurent Lebot et Victor Massip, de l'agence Faltazi.

Les cuisinistes démarchés

Mais leur idée la plus spectaculaire demeure sans conteste leur «lombricomposteur». Dans l'obscurité d'une sorte de tambour de lave-linge, quelque 8.000 vers de terre y transforment épluchures de légumes, sachets de thé et autres mouchoirs en papier en compost et engrais végétal liquide. «Ils réduisent de 25% le poids et le volume des déchets verts qu'ils mangent», observe Laurent Lebot, qui «ne peut plus se passer» du lombricomposteur qu'il s'est offert pour Noël il y a trois ans.


EKOKOOK

Pour qu'Ekokook ne reste pas qu'un beau projet, les deux designers démarchent donc les cuisinistes (Ikea, Mobalpa, Arthur Bonnet...) pour le développer. «En réduisant le volume des déchets, on baisse aussi leur coût pour le contribuable», note Victor Massip. «A Nantes, Veolia facture par exemple 400 euros la tonne de déchets incinérée.»