Personne n'a pu y échapper. Depuis lundi, les poubelles s'entassent dans les rues nataises en raison de la grève des éboueurs CGT. Opposés à la partition en trois sites de leur dépôt actuel de la Morrhonnière, ceux-ci ont établi un piquet de grève qui empêche les camions-bennes d'en sortir, d'après Nantes métropole. Un piquet qui pourrait être levé cet après-midi par les forces de l'ordre : le tribunal de grande instance rendra en effet, à 16 h, son jugement sur les cinq éboueurs assignés hier en urgence par la communauté urbaine.
Seul hic : selon la version des grévistes, les camions-bennes peuvent tout à fait sortir du dépôt, par une des portes qui n'est pas entravée par le piquet. « La direction pourrait donner les clés des camions aux non-grévistes, mais elle s'est auto-bloquée pour casser la CGT », en déduit donc Pascal Lemerle, dont le syndicat risque une astreinte de 1 000 euros par heure de blocage. Une manifestation est organisée ce matin près de la Cité des congrès, où se tient le conseil communautaire de Nantes métropole. Selon l'avocat de la collectivité, 600 tonnes de déchets s'accumulent chaque jour dans les rues de la ville. W