De quoi fragiliser la défense de Pierre-Marie Ndoutoume-Mba. L'amant et assassin présumé de Vildye Raitière, cette Gabonaise de 38 ans retrouvée à moitié brûlée à Carquefou en octobre 2007, a été condamné hier à six mois de prison avec sursis dans une toute autre affaire. Motif ? « Un mariage blanc » contracté en août 2006, pour obtenir des papiers l'autorisant à travailler dans l'Hexagone.
Hier, celui qui se présente comme le simple « confident » de Vildye Raitière n'a pu répondre directement à ces accusations. Malade, Pierre-Marie Ndoutoume-Mba est resté au centre de détention, d'où il clame son innocence depuis plus de deux ans. Problème : celle qu'il a épousée s'est aussi présentée en « victime » du Gabonais de 45 ans, qui était par ailleurs déjà marié à une compatriote. « Quand un ami me l'a présenté, j'étais en totale détresse », témoigne Maria Rosa, 55 ans. « Il m'a pris sous son aile, et m'a réconforté... Quand il m'a demandé en mariage, j'ai tout de suite dit oui. Je pensais qu'il allait être ma bouée de sauvetage. Aujourd'hui, je me sens trahie. »
Une version reprise à son compte par le parquet, pour qui le prévenu a « manipulé » Maria Rosa. Celle-ci, qui était aussi poursuivie pour « mariage blanc », a d'ailleurs été relaxée au final par le tribunal correctionnel de Nantes. De son côté, l'avocate de la défense a tenté de démontrer que son client, titulaire d'un passeport diplomatique gabonais, n'avait pas besoin de ce « mariage blanc » pour être en règle sur le territoire français. En vain. W