« Après des années d'immobilisme, c'est une décision importante. Nous sommes soulagés ». L'intersyndicale des « amiantés du Tripode » ne cachait pas sa satisfaction, hier. Les ministères des finances et des affaires étrangères viennent d'indiquer qu'ils consentaient à mettre en oeuvre des mesures favorisant les reconnaissances des maladies professionnelles des 1 800 agents exposés à l'amiante du bâtiment entre 1972 et 1993. Les deux ministères auraient également promis d'organiser un nouveau suivi médical introduisant le scanner comme examen de référence. « Il n'y a toujours aucun signe, en revanche, d'un classement du Tripode en site amianté. Cette reconnaissance est indispensable pour pouvoir obtenir des départs en pré-retraite amiante », souligne l'intersyndicale. Un documentaire retraçant l'histoire du bâtiment nantais démoli en 2005 est actuellement en fin de tournage. La décision de Bercy de ne finalement plus subventionner ce film avait provoqué un tollé à l'automne. W