le climat s'échauffe chez les fonctionnaires

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Publié le 3 février 2010.

Les deux grèves n'ont rien à voir, si ce n'est d'être bien visibles des usagers. A Nantes, deux mouvements sociaux agitent actuellement la fonction publique territoriale. Explications.

G Les éboueurs Depuis lundi, les poubelles ne sont plus ramassées à Nantes. A l'appel de la CGT, la moitié des 170 éboueurs bloquent le dépôt des camions-bennes de la Morrhonnière. Devenu obsolète, celui-ci doit déménager d'ici à 2013 sur trois sites distincts. « On veut bien déménager, mais sur un site unique », insiste Pascal Lemerle (CGT). « Cette division va créer des problèmes de fonctionnement et de gestion du personnel. Cela va aussi mettre en concurrence les trois dépôts, qui seront autonomes... On redoute, à terme, une privatisation. » Si Nantes travaille en effet en régie publique, les vingt-trois autres communes de l'agglomération confient, elles, le ramassage de leurs ordures à l'entreprise privée Veolia.

« La privatisation du service n'a jamais été envisagée », rétorque la communauté urbaine, où le projet a été voté en décembre. L'éclatement du dépôt en trois sites va surtout « réduire les déplacements des engins de collecte (21 000 km en moins, soit - 8 %), et donc les émissions de CO2 ». « On défend le service public en l'adaptant à l'évolution de la population », ajoute Bernard Bolzer, vice-président en charge des affaires générales à Nantes métropole. « Si on suivait la position démagogique de la CGT, il s'étiolerait et disparaîtrait. »

G Les auxiliaires de puériculture Les crèches municipales devraient de nouveau être partiellement fermées demain. Depuis plusieurs semaines, les auxiliaires de puériculture, payées « 1 700 euros nets après trente ans de carrière », selon Pierre-François Chêne (CFDT), réclament une prime de 40 euros nets en guise de « reconnaissance » de leur qualification. Là où la mairie de Nantes ne leur propose que 40 euros bruts. « On ne peut pas aller au-delà », assure Bernard Bolzer, également en charge du personnel à la mairie. « Le contexte budgétaire est difficile. Depuis le début du conflit, nous avons débloqué pour elles une enveloppe de 100 000 euros, ce qui n'est pas rien en période de crise ! Cela démontre notre reconnaissance envers leur travail, qui est excellent. » W

Guillaume Frouin
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