Le verdict de la cour d'assises est tombé en fin de matinée. Dominique Guillouche a été condamné, hier à Angers, à vingt ans de prison, pour avoir enlevé puis violé Aurélia, en novembre 2005 près de Cholet (Maine-et-Loire). Considérée comme une « rabatteuse » de son mari, son ex-femme Alfréda Deneux a pour sa part écopé de douze années d'emprisonnement. La semaine dernière, l'avocat général avait requis à leur encontre respectivement vingt-quatre et quatorze ans de détention.
Durant six semaines, le couple infernal a été jugé pour une demi-douzaine d'autres enlèvements ratés, entre 2003 et 2005, à Nantes, Vertou, Le Loroux-Bottereau ou encore au Mesnil-en-Vallée (Maine-et-Loire). Ils étaient également accusés de viols et d'attouchements sexuels sur dix-huit fillettes de leur entourage. Le rapt d'Aurélia, 6 ans à l'époque, avait pour particularité d'avoir donné lieu à la première « alerte enlèvement » en France, avant même que le dispositif ne soit officiellement créé.
« Dominique Guillouche est abattu, mais on n'a pas franchi la barre des vingt ans et ça c'est important », a réagi après le verdict son avocate, Elisabeth Gohier, dont le client encourait trente ans de réclusion. « Dès le début du procès, il s'est rendu compte que ce qu'il avait fait était odieux et inacceptable. » Son ex-épouse, pour sa part, est « satisfaite du verdict », a fait savoir son avocate Melinda Voltz. « Le plus important, pour elle, était d'avoir une peine conforme à ses agissements. Avec, surtout, un distinguo entre elle et Dominique Guillouche. » W