Les syndicats appellent les surveillants de prison à bloquer ce matin les entrées des établissements nantais. Que ce soit à la maison d'arrêt en centre-ville, au centre de détention de Nantes-Nord ou à l'Etablissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) d'Orvault, il n'y aura que « les urgences médicales qui seront autorisées à passer », prévient Daniel Joliet (Ufap-Unsa), qui répond ainsi à un appel syndical national. Les personnels pénitentiaires n'ayant pas le droit de grève, seuls ceux en repos devraient participer. En cause : la décision de l'administration de ne pas payer ce mois-ci heures supplémentaires et autres primes de nuit. Soit un manque à gagner de « 400 euros » pour les personnels ayant effectué une trentaine d'heures supplémentaires. « Ils nous ont expliqué qu'ils n'avaient plus de budgets, alors que les primes d'objectifs pour les cadres de direction sont maintenues », s'agace Daniel Joliet, qui calcule que ces dernières peuvent grimper « jusqu'à 88 000 euros pour un directeur interrégional ». W
G. F.