Le mystère reste entier. Le résultat des analyses du mazout qui a souillé, ces derniers jours, les plages de Loire-Atlantique et de Vendée a été dévoilé hier. Premier enseignement : les galettes de fioul recueillies ont toutes la même origine. Second enseignement : elles ne proviennent ni du naufrage de l'Erika (1999), ni de celui du Prestige (2002), ni d'une fuite de la raffinerie de Donges (2008). Pour le Cedre, laboratoire brestois qui a analysé les échantillons, il ne reste donc que deux explications possibles à cette « pollution orpheline » : un dégazage de navire en mer ou une remontée de fioul provenant d'une épave de fond.
« Nos chimistes ont des doutes sur la probabilité qu'il s'agisse d'un dégazage, car les résidus recueillis sont homogènes. Ceux qui sont habituellement rejetés des cuves d'un bateau sont plutôt des mélanges de produits, rapporte le Cedre. Quant à une éventuelle épave qui fuit, il faudrait qu'elle soit située à une centaine de kilomètres maximum du littoral. C'est possible, il y en a des milliers près de nos côtes. On poursuit donc nos recherches, mais c'est très compliqué. Il n'est pas sûr qu'on trouve. » Plus de dix tonnes de galettes de fioul ont été ramassées depuis samedi. Plusieurs collectivités ont déposé plainte. W