le festival Bar-bars tient bon la barre

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Publié le 26 novembre 2009.

Ils étaient 14 lorsque l'association s'est créée à Nantes en 1999. Ils sont désormais 105 patrons de bars disséminés de Vannes à Toulouse. En dix ans, le collectif Culture Bar-bars, qui tient son huitième festival jusqu'à dimanche, a fédéré une profession. Autour d'un mot d'ordre : défendre les cafés en tant que lieu d'expression populaire. « La loi anti-bruit a rendu plus difficile les pratiques culturelles, souligne Laurent Messager, patron de La Perle, rue du Port-au-Vin. C'est ce qui nous a mobilisés dans un premier temps autour d'un festival. »

Depuis, le collectif porte ses revendications au sein d'une plate-forme nationale fondée l'an dernier. Signe de sa légitimité, elle était réunie hier au congrès de l'Umih, le syndicat de restaurateurs, à Nantes. « Il faut faire en sorte que les petits lieux ne soient plus contraints et stressés », reconnaît Chloé Le Bail, conseillère régionale (PS). Parmi les points noirs : la présomption de salariat qui interdit la pratique amateur dans les bars. « On est pourtant un tremplin essentiel pour ces jeunes artistes qui veulent sortir de leur garage de répétition », souligne Laurent Messager. Autre pomme de discorde : la position d'entrepreneur de spectacles. Au-delà de six concerts par an, un bar peut être considéré comme une salle professionnelle. Et être soumis à des règles strictes. Du coup, c'est bien souvent « la peur des patrons de bars qui fait disparaître l'activité culturelle », conclut Laurent Messager. W

David Prochasson

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