On va voir qui c'est le patron. Alors que le PS est en plein marasme, la perspective des élections régionales de mars 2010 agite les autres partis de gauche en Pays de la Loire, qui abordent le scrutin dans des états d'esprits totalement différents. Tour d'horizon.
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Les écologistes déterminés Arrivés au coude-à-coude avec le Parti socialiste aux européennes, les Verts monteront une liste autonome au premier tour sous la bannière d'Europe Ecologie. A l'Hôtel de région, ils sont pourtant dans la majorité du président (PS) Jacques Auxiette. « Depuis 2004, la région a changé de braquet, certes, mais aujourd'hui il faut carrément changer de vélo », justifie Jean-Philippe Magnen, tête de liste (Verts) d'Europe Ecologie, qui ne veut pas « se contenter de repeindre en vert les politiques publiques ». « Il y aura forcément une coalition au second tour », concède le député (Verts) François de Rugy. « Mais notre score influera sur nos exigences. Plus les électeurs auront mis d'écologie au premier tour, plus ils en retrouveront au second. »
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Les communistes partagés Alors que leurs instances régionales penchaient pour un « Front de gauche élargi », les militants PCF de Loire-Atlantique ont plébiscité ce week-end à 66,2 % une alliance avec le PS dès le premier tour. Mais l'avis de la plus grosse fédération des Pays de la Loire n'est pas celui de tous les autres départements, dont les résultats n'étaient pas tous connus hier. Une réunion devrait entériner demain la position du PCF pour les régionales. Le score du Front de gauche aux européennes (4,01 % en Pays de la Loire) est dans tous les esprits : il serait insuffisant pour ouvrir des négociations entre les deux tours... et donc d'avoir des élus dans la majorité.
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Les chevénementistes négligés Absent de la majorité régionale faute d'accord national en 2004, le MRC a négocié cette année d'être présent sur toutes les listes socialistes. En Pays de la Loire, les deux partis doivent se rencontrer samedi. Mais un premier report du rendez-vous avait agacé les chevénementistes, qui y avaient vu « un manque de volonté d'appliquer l'accord national » de la part du PS. Depuis, « tout est rentré dans l'ordre, tempère le MRC. Mais on n'a pas envie de passer après tout le monde ». W