Les indemnités ne seront pas inférieures à 10 000 euros. Et pourront aller jusqu'à 88 000 euros pour un cadre avec vingt-cinq ans d'ancienneté. La direction des chantiers navals de Saint-Nazaire (2 400 salariés) a détaillé vendredi son plan de 351 départs volontaires, qu'elle espère voir mis en oeuvre en janvier prochain. Seuls pourront partir les employés porteurs d'un véritable « projet », validé par une commission ad hoc. « On ne veut pas que des gens partent avec l'argent, puis se retrouvent sans emploi », justifie Eric Breux, directeur des ressources humaines de STX France.
D'ailleurs, les bureaux d'étude et les commerciaux ne sont pas concernés par le plan de départs volontaires. « On veut garder la capacité de produire très vite des prototypes », explique-t-on aux chantiers navals. STX, qui ressent en effet un « frémissement » positif, doit se serrer la ceinture en attendant. « On n'est pas loin d'avoir divisé par deux notre chiffre d'affaires, qui s'élevait à 1,2 milliard d'euros en 2008 », explique Eric Breux. Actuellement, seuls deux paquebots en cours de finition et un navire militaire de la Marine française occupent les ouvriers des chantiers navals. W