Les biscuiteries nantaises en phase de reconquête

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Publié le 20 novembre 2009.

Près de 125 ans après la naissance du célèbre Petit-Beurre à Nantes, LU tient toujours le haut de l'affiche. La marque est même le premier biscuitier français (940 millions de paquets vendus par an). Afin de conserver ce leadership convoité, le groupe a décidé d'investir fortement dans sa principale usine située à la Haye-Fouassière. Près de 5 millions d'euros ont ainsi été dépensés dans une seconde ligne de production de gâteaux apéritifs Belin. Un secteur en pleine croissance, contrairement au marché du biscuit traditionnel qui, lui, est sensiblement impacté ces derniers mois par la baisse de consommation des ménages. « L'apéritif est une institution en France. Les ventes progressent même en période de crise. Il y a un potentiel que l'on souhaite développer mais, avec une seule ligne de production, nous étions bridés », explique Michel Etcheberrigaray, directeur de l'usine. Fabriquant jusque-là 7 500 tonnes de crakers par an, LU ambitionne désormais une « croissance à deux chiffres » d'ici à 2012. Sa filière biscuit n'est pas délaissée pour autant puisque l'ensemble des produits intégrant du blé bénéficieront bientôt d'un nouveau blé « aux exigences environnementales très fortes ». « Ces investissements sont une belle marque de confiance pour l'avenir du site de la Haye-Fouassière », se félicite son directeur.

Autre biscuiterie historique de la région, la BN (Biscuiterie nantaise) vient elle aussi de mettre la main à la poche pour séduire les consommateurs. La marque créée en 1896 veut relancer l'engouement pour son produit phare : le Choco BN. Plus de quatre millions d'euros ont été investis cet été pour offrir une seconde jeunesse au célèbre gôuter : nouvelle recette aux céréales complètes, nouvel emballage refermable plus compact et plus écolo. Il faut dire qu'après des années de croissance à la suite de l'apparition de la « BN Box » et du « sourire », les ventes s'érodent sensiblement depuis 2003. « Cela s'explique par la crise mais aussi par la concurrence des marques distributeurs, relate Bernard Saje, directeur de l'usine BN de Vertou. Nous sommes très attachés au Choco et nous nous devions de le remettre au goût du jour. Les premiers résultats sont encourageants. » Quelque 10 000 tonnes de Choco sortent de Vertou chaque année. BN espère rapidement atteindre la barre des 15 000 tonnes. W

Frédéric Brenon photos : jean-sébastien Évrard
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