Victoire dans « l'affaire des chloramines ». Le tribunal administratif de Nantes a donné gain de cause à la ville de Rezé, s'est réjoui hier la mairie, après les malfaçons dont a été la victime la piscine Victor-Jara lors de sa réhabilitation en 2002. Elle recevra 380 000 euros d'indemnités, de la part des huit entreprises mises en cause. L'une d'entre elles envisage toutefois de faire appel.
La piscine, qui accueille 100 000 personnes par an, avait été le théâtre de fortes odeurs de chlore après les travaux, entraînant sa fermeture pendant 128 jours, en 2003 et 2004. Des dysfonctionnements du dispositif de filtration et de celui de stérilisation avaient alors été mis au jour, entraînant une forte concentration de chloramines, issues de la réaction du chlore avec l'air et les matières organiques apportées par les baigneurs (sueurs, salive, etc.). « C'est sans danger pour la santé lorsqu'on est en contacts occasionnels », rassure la mairie. W