« Quand on nous propose un coup de pouce, on est preneurs. » Jean-Marc Ayrault accueille forcément avec enthousiasme le palmarès annoncé par le ministre Jean-Louis Borloo, mercredi : Nantes-Saint-Nazaire fait désormais partie des treize territoires français labellisés EcoCité. « C'est la consécration de toute notre démarche depuis vingt ans, se réjouit Joël Batteux, maire de Saint-Nazaire. C'est aussi la preuve que le schéma de cohérence territoriale [Scot], adopté en 2007, avait bien anticipé le Grenelle de l'environnement. »
Quelque 100 000 nouveaux habitants sont attendus d'ici à 2030 autour de l'estuaire : « Le défi est de les accueillir sans sacrifier les qualités de l'habitat ou des transports », résume Jean-Marc Ayrault. Le label EcoCités l'y aidera, doté d'une manne financière importante. Quelque 15 millions d'euros de crédits d'études vont être débloqués par l'Etat dans les dix-huit mois. Une convention sera ensuite signée, qui participera au financement d'opérations choisies, privées ou publiques. Le maire de Nantes y perçoit un « accélérateur de projets ». Un nouvel « écoquartier » de deux cents logements, près du pôle universitaire nazairien, pourrait d'ailleurs en profiter. « Voilà en tout cas un bel outil de marketing au niveau européen », rappelle Jean-François Gendron, président de la chambre de commerce et d'industrie. Comme tout label. W
Antoine Gazeau