Les Semaines de la solidarité internationale débutent aujourd'hui à Nantes. Quels sont vos objectifs ?
Vanessa Durand : Ce temps fort sensibilise le public aux actions que mènent les associations. A Nantes, elles sont regroupées au sein de la Maison des citoyens du monde. Ce collectif rassemble trois mouvements (de défense des droits de l'homme, d'éducation populaire, et de solidarité internationale) qui défendent les mêmes valeurs autour de problématiques liées entre elles.
En quoi le thème choisi, le monde en crise, concerne ces associations ?
Nous réinterrogeons un monde qui traverse à la fois une crise financière, énergétique ou sociale. Le propre de ces associations est de proposer des alternatives pour défendre une vision du monde solidaire. Et chercher à éveiller les consciences.
Quelles conceptions de la solidarité partagent ces associations ?
Notre collectif accompagne beaucoup de porteurs de projets nantais pour les sensibiliser, par exemple, à la question du don. Mieux vaut aider à développer l'agriculture au sud que d'envoyer de la nourriture. Etre informé*, et c'est aussi l'objectif de ces Semaines, est un premier pas essentiel avant d'agir. Il évite parfois de faire plus de mal que de bien.
Comment le slogan « Agir local, penser global » se traduit-il ici ?
Réfléchir à des alternatives, c'est d'abord interroger nos pratiques ici. Lorsque Bolivia Inti développe des fours solaires, elle facilite l'alimentation des populations andines et elle propose un mode de cuisson écologique en France. Agir ici, c'est aussi sensibiliser les populations du nord (comme le fait par exemple Oxfam 44) pour réfléchir aux conséquences de nos consommations sur les pays du sud. Dans un système mondialisé, tout est interdépendant. Ces Semaines permettent d'en prendre mieux conscience. W
Recueilli par David Prochasson
* www.maisondescitoyensdumonde.org.