L'État fait profil bas sur les algues vertes

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Publié le 4 novembre 2009.

Coup de théâtre, hier après-midi, quelques minutes avant que l'audience du procès d'appel des algues vertes ne commence à Nantes : l'Etat renonçait à faire appel de sa condamnation en 2007. Symboliquement, « il admet ainsi sa responsabilité » dans la prolifération des algues en Bretagne et sur la presqu'île guérandaise, au nord de la Loire-Atlantique, décrypte le collectif Bretagne Ecologie. Satisfait, forcément : comme les autres associations environnementales, il lui reproche sa passivité face au développement de l'agriculture intensive, qui a notamment favorisé l'augmentation du taux de nitrates dans l'eau. Le gouvernement les entend... Dont acte.

« Hors délai », a pourtant opposé un rapporteur public imperturbable, hier, au début d'une audience qui a donc bien eu lieu. Le magistrat a pointé du doigt le délai de vingt-cinq ans pour transcrire une directive européenne de 1975 en matière de protection de l'eau, ou encore la « carence fautive » de l'Etat dans la gestion de l'installation des exploitations agricoles : « Nous attendons un changement de son comportement. » La cour administrative d'appel de Nantes a mis son jugement en délibéré. Ou se tait à jamais, si elle accepte le retrait de l'appel. W

Antoine Gazeau, avec AFP
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