Entre 1972 et 1993 plus de 1 800 agents de l'Insee, du Trésor public ou du ministère des Affaires étrangères ont été exposés à l'amiante, dont le Tripode était truffé. Fermé, puis dynamité en 2005, l'énorme bâtiment de l'Ile de Nantes n'a aujourd'hui toujours pas été classé comme site amianté. C'est l'objet du combat que mène depuis trente ans l'intersyndicale des anciens du Tripode. « Cette reconnaissance est indispensable pour pouvoir obtenir un suivi médical [avec scanner] de l'ensemble des agents ainsi que des possibilités de départ en retraite pour ceux qui sont malades. Notre dossier est ignoré par le ministère des Finances. Ça ne peut plus durer », s'agace l'Intersyndicale.
Les anciens du Tripode exigent donc des « réponses » avant le 18 novembre, date de tenue d'un groupe de travail sur l'amiante à Bercy. A défaut, ils menacent de réaliser une action d'envergure en décembre et de « bloquer les instances paritaires » où ils sont amenés à siéger.
L'intersyndicale dénonce également le refus récent du ministère des Finances de subventionner un film documentaire retraçant l'histoire du Tripode alors que celui-ci s'était engagé à verser 10 000 euros (sur un budget de 70 000 euros). W