Elles bricolent, transforment, bidouillent, cousent et surfent sur le Net. De nombreuses créatrices, qui ont décidé de vendre leurs collections, préfèrent utiliser le Web comme vitrine plutôt que d'ouvrir une vraie boutique. Ouvrir un magasin pignon sur rue ? « Pour l'instant, impossible, répond du tac-au-tac Marion Daviaud, qui a créé sa micro-entreprise il y a un an. Je ne peux pas payer un second loyer. Puis les charges seraient trop élevées. » Même si beaucoup de créatrices déposent leurs créations en boutique, ce n'est pas la solution idéale : « Les magasins prennent une commission, précise Céline Laur. Alors ça double le prix de mes robes. »
Dans son atelier, chez elle à Chantenay, Caroline Ornh fouille dans son méli-mélo de petits bouts de ferrailles, de bois flottés... « Grâce à mon blog, la visibilité de mes créations est impressionnante ! Ça touche beaucoup plus de monde qu'une simple boutique », s'enthousiasme cette écolo-bricolo-bidouilleuse. Depuis l'ouverture de son blog, il y a plus d'un an, 112 nationalités différentes ont visité ses pages.
Utiliser Internet, c'est aussi un gain de temps précieux. Pas de contraintes d'horaires ou de disponibilité. « Comme je n'ai pas besoin d'être présente au magasin, je peux consacrer mon temps à la création, ce que je préfère », confie Cécile Ménard. Puis la Toile ouvre d'intéressantes perspectives. « On peut évoluer très vite, explique Lucie Ribourg. On peut commencer par quelques commandes par mois, et puis, plus tard, ouvrir une boutique en ligne. » W
C. B.