C'est le projet le plus emblématique du quartier de la création, sur l'Ile de Nantes. La Fabrique, dont le nom rappelle les ateliers d'Andy Warhol, est sur les rails. Le maire (PS), Jean-Marc Ayrault, a lancé le chantier vendredi. Il devrait être fini à l'automne 2011, pour la dixième édition de Scopitone. Un symbole. Car l'un des deux bâtiments en construction, à l'angle de la rue Léon-Blum et du boulevard de la Prairie-aux-Ducs, accueillera en partie l'Olympic, organisateur du festival de musique et d'arts numériques.
Censé représenter l'esprit des chantiers navals, l'immeuble abritera deux salles de 1 200 et 400 places pour diffuser des concerts. Haut de quatre étages, il comprendra un espace de création d'oeuvres numériques, mis à disposition de l'association Apo 33. « On conservera notre programmation actuelle, précise Eric Boistard, patron de l'Olympic. Mais on va pouvoir développer davantage de projets transdisciplinaires, à l'image de Scopitone. Et renforcer notre identité autour de la relation musique et image. »
Le second bâtiment reposera sur un blockhaus de la Seconde Guerre mondiale. Ce cube métallique de sept étages, qui se veut « un point de repère sur l'Ile de Nantes », accueillera Trempolino, association qui accompagne les artistes dans leurs projets. « La réunion des structures et l'ouverture des lieux vont permettre de provoquer des rencontres artistiques fortes », espère Vincent Priou, directeur de Trempolino. Seule fausse note pour raisons budgétaires : le report sine die d'un troisième bâtiment destiné à accueillir une pépinière d'associations. Pour pallier son absence, des « petites Fabriques » verront le jour dans les quartiers. La première, à la fin de l'année, réunira les structures Rapacité (rap), Yolk (jazz) et La Luna (arts plastiques) aux Dervallières. W