Le vent de la crise semble bel et bien s'éloigner. Du moins en ce qui concerne le logement neuf dans les agglomérations nantaise, nazairienne et guérandaise. Plus de 2 000 ventes de biens ont ainsi été réalisées au 1er semestre 2009, contre à peine 900 au dernier semestre 2008, a annoncé hier l'Observatoire du logement de la métropole atlantique (Oloma). Le volume de ventes du troisième trimestre 2009 (juillet, août, septembre) se situe également à un niveau très élevé, supérieur à ceux de 2006, 2007 et 2008.
« Il y a un redémarrage que l'on n'imaginait pas, constate Bertrand Mours, président de l'Oloma. La baisse d'activité a été très rapide et la reprise l'est tout autant. On n'a jamais connu un phénomène avec une amplitude pareille. Cela peut s'expliquer par la baisse des taux d'intérêt, le doublement du prêt à taux zéro et le dispositif de défiscalisation de la loi Scellier. » Pour autant, il y a encore beaucoup d'opérations dont la commercialisation a été suspendue ou arrêtée (644 depuis le début de l'année), signe qu'elles « n'étaient plus adaptées au marché ». A noter que l'agglomération nantaise concentre plus de 76 % des ventes réalisées en 2009. Le nombre de biens proposés y est pourtant encore « relativement faible ». Sans surprise, c'est à Nantes que le prix au m2 est le plus élevé : 3 338 euros en moyenne, contre seulement 2 862 euros en périphérie. W
F. B