Les élus du conseil général, réunis en session, en débattront aujourd'hui. Conscient de la forte pression foncière qui s'exerce déjà entre l'agglomération nantaise et le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le département travaille à la protection d'une vingtaine de milliers d'hectares agricoles ou naturels. Concrètement, un large périmètre de 19 300 ha (soit vingt fois la superficie de la future zone aéroportuaire), a été déssiné à cheval sur onze communes. Il abritera à terme plusieurs sous-périmètres, lesquels rendront impossible en leur sein toute urbanisation pendant trente ans.
« L'objectif est d'empêcher un urbanisme désordonné qui se développerait au détriment des terres agricoles ou d'espaces naturels, explique Claude Bricaud, vice-président du conseil général. Notre dispositif permettra de préserver un grand nombre de surfaces déjà menacées par la spéculation. On s'aperçoit par exemple que certains propriétaires proches de Notre-Dame-des-Landes préfèrent laisser volontairement leurs terres en friche dans l'attente d'une offre conséquente. Nous ne pouvons pas cautionner ça. » La délimitation des périmètres s'effectuera avec les communes à partir de 2010. Elle sera ensuite soumise à enquête publique. W