Ils s'étaient stratégiquement placés sur le point noir de la ligne. Hier après-midi, à l'arrêt Duchesse-Anne, une poignée d'agents CGT de la Semitan ont distribué des tracts pour réclamer des moyens supplémentaires pour le busway. « Les élus de Nantes métropole ont pris la décision de passer, à la dernière rentrée, de quinze véhicules à quatorze », peste Alain Jousseaume, délégué syndical. « Pour un service satisfaisant, il faudrait dix-sept busways. Or, nous avons le matériel et les hommes pour le faire. »
Aux heures de pointe, les busways se remplissent à vitesse grand V. « On se retrouve à rouler plus vite pour assurer les fréquences », ajoute Emmanuel Morel, un conducteur. « Aux terminus, nous n'avons plus le temps d'aller aux toilettes. Nous roulons quatre heures non-stop. » Alain Boeswillwald, directeur de la Semitan, temporise : « Le service aux clients n'a pas été diminué, il passe toujours un busway toutes les 3 minutes 30 secondes. Nous avons simplement optimisé la ligne. C'est un gain de productivité externe qui est transparent pour le client.» Confronté à un énorme succès, le busway transporte 28 000 passagers tous les jours. W