Chacun y a été de son couplet avec Jean-Marc Ayrault pour chef d'orchestre. Les dix-huit maires de la majorité de gauche, à Nantes métropole, ont signé, hier, une « déclaration solennelle » pour rappeler leur attachement au transfert de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Une manière de remettre la communication de l'exécutif en ordre de marche. La semaine dernière, l'annonce par Jean-Marc Ayrault de la fermeture de la piste de Nantes Atlantique - qui ne sera donc pas conservée pour l'usine Airbus de Bouguenais - avait pris tout le monde de court. Maire de Saint-Aignan-de-Grandlieu, Jean-Claude Lemasson a joué la carte de l'écologie, terrain de prédilection des opposants à Notre-Dame-des-Landes. « Dans l'histoire, on oublie un peu la faune et la flore du lac de Grandlieu, classée réserve régionale », pointe le maire de Saint-Aignan-de-Grandlieu. « Il est là depuis le quaternaire, ce qui n'est pas le cas de toutes les mares [du secteur de Notre-Dame-des-Landes]. » W
G. F.