« On refuse de nous recevoir et on nous ferme la porte au nez. C'est choquant de la part de représentants de l'Etat. » Une vingtaine de membres du collectif départemental contre la privatisation de La Poste est allée déposer en préfecture, hier matin, tous les bulletins récoltés lors de la votation citoyenne organisée il y a dix jours. Ces 46 000 documents expriment le souhait des habitants de voir proposer un référendum sur le changement de statut de l'entreprise publique. « Ils sont la preuve d'une mobilisation du grand public, explique un membre du collectif. On souhaitait que le préfet en prenne connaissance car l'Etat ne peut faire comme s'il ne s'était rien passé. » « La porte close de la préfecture est une marque de mépris », dénonce, de son côté, le Parti socialiste. W