« Nous levons le blocage et le filtrage des laiteries : le but du jeu n'est pas de les asseoir. » Surprise, les producteurs de lait marquent une pause dans leur mouvement depuis hier midi. « On ne baisse pas la garde, prévient Jean-François Guitton, membre du secrétariat de la Confédération paysanne 44 et de la commission lait nationale. Mais nous notons des avancées significatives, au moins dans les intentions : le ministre de l'Agriculture a obtenu la reconnaissance européenne de notre problème à la majorité qualifiée. »
Reste qu'une nouvelle mobilisation devrait être décidée avant le prochain Conseil des ministres européens, le 5 octobre. Un don de lait est par ailleurs programmé samedi matin, à Nantes, dans le cadre de la « ferme ouverte en ville » organisée par la Confédération paysanne, sur l'esplanade des Machines de l'île. Bref, le mouvement n'est que suspendu... En attendant, la chambre d'agriculture lance un plan d'action de crise : « Il s'agit d'aider les producteurs de lait à analyser leurs situations individuelles et à dégager des économies », explique son président, Jean-François Coué. Un numéro vert (0 805 400 068) est mis en place. Des entretiens de deux heures sont aussi proposés. Leur nom : « Y voir clair. » W