Le collectif Transport de Nantes, qui regroupe six associations d'usagers (Fnaut, Ande, CLCV, CSF, CFDT et Clementine), s'est penché point par point sur le Plan de déplacement urbain 2000-2010. Fixé par Nantes métropole, cette feuille de route visait principalement à réduire la part de la voiture au profit des modes de transports doux. Le bilan du collectif n'est pas avare de critiques. Tour d'horizon.
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Des objectifs non atteints Quarante-deux actions avaient été inscrites dans le PDU. Dix ans plus tard, les objectifs non atteints sont aussi nombreux que les réalisations. La ligne 1 de tram n'a pas été prolongée vers la Chantrerie, la ligne 4 de busway ne dessert que le sud de la ville, la ligne 5 Baco-Chantenay-Université n'existe pas, la liaison Guist'hau-Dervallières non plus, l'est de l'agglo est encore mal desservi, la route de Paris n'a pas été aménagée, Carquefou n'est pas accessible en train, le pôle d'échange multimodal de la gare se fait attendre.
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Horaires à amplifier La circulation des transports en commun est encore trop calée sur les rythmes scolaires. Une augmentation de l'amplitude horaire ainsi que des fréquences en heures creuses et au cours des vacances scolaires est ainsi réclamée. Les déplacements liés aux loisirs et aux achats « n'ont pas été pris suffisamment en compte », estime le collectif.
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Rames de tram bondées Les conditions de circulation à bord des tramways en heure de pointe sont montrées du doigt. La situation est devenue « critique », notamment sur la partie centrale de la ligne 1. Le collectif se demande même comment la TAN « parviendra, avec une croissance de fréquentation de 5 % par an demandée par Nantes métropole, à transporter ses voyageurs dans les années à venir ».
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Progrès insuffisant pour les vélos La marge de progrès concernant la pratique du vélo reste « énorme ». Cela passe par l'amélioration de la sécurité : les bandes cyclables sont encore insuffisantes et font trop souvent office de ralentisseur de trafic automobile. Les appuis vélos sont aussi en nombre limité et le périmètre du Bicloo mériterait d'être étendu au-delà du centre.
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Trop d'égard pour la voiture Le stationnement voiture est toujours perçu comme facile par les usagers, ce qui montre que ce levier « n'a pas joué pleinement son rôle » pour modifier les comportements. Il constitue même un problème majeur dès lors qu'il empêche de faire de la place à des couloirs de bus ou à des projets de site propre (boulevard Guist'hau). Le collectif suggère par ailleurs de réfléchir à la pertinence du péage urbain comme cela existe déjà en Angleterre ou en Suède. W