L'union fait la force. Du moins à en croire la région, le conseil général, Nantes métropole et la ville de Nantes. Les quatre collectivités mutualisent leurs moyens pour répondre aux difficultés d'embauche des jeunes et des bénéficiaires du RSA (Revenu de solidarité active). Au total, 800 emplois aidés vont être créés et financés dans les mois à venir. Sans que personne n'ait rien inventé : « Nous utilisons toutes les procédures disponibles », résume Patrick Mareschal (PS), président du conseil général. L'objectif ? « Enclencher une dynamique positive. »
Le département recrutera ainsi directement 50 salariés. Il cofinancera aussi, avec le conseil régional, une centaine d'emplois tremplins. Et entre autres mesures, il aidera 250 employeurs à recruter : « Peu d'associations peuvent créer des contrats d'avenir qui leur coûtent 200 euros par mois, continue l'élu. Alors nous allongeons un peu... » Quelque 150 euros par mois pour chaque emploi pendant un an, exactement.
« C'est qu'il y a urgence à être solidaire », martèle Jacques Auxiette (PS), le président de région : en un an, le chômage a progressé de 23,5 % en Loire Atlantique, celui des jeunes de 37 %, et le nombre de bénéficiaires du RSA a augmenté de 27 % depuis le 1er janvier 2009. Autant dire que la création de trois cents autres postes par la ville et Nantes Métropole, par exemple, ne seront pas malvenus.
Il n'empêche : le coup de pouce est aussi un coup de gueule. « L'Etat n'assume pas ses responsabilités, fustige Jean-Marc Ayrault (PS), député-maire de Nantes. Aucun dispositif créé ne fonctionne sans les moyens financiers des collectivités. » Il désigne la Maison de l'emploi et ses antennes : « L'Etat va a priori se désengager de 50 %. On ne sait pas comment elle sera financée l'an prochain... » W