Avec 97 783 élèves pour cette rentrée scolaire, l'enseignement catholique de Loire-Atlantique en compte 746 de plus qu'en 2008. Êtes-vous surpris ?
Non. La pression démographique laissait présager une hausse, notamment en écoles et collèges. La tendance est d'ailleurs la même qu'à l'échelle des Pays-de-la-Loire, qui se placent en tête des régions de France : la hausse s'y chiffre à 1 870 élèves en 2009. La Loire-Atlantique, département le plus peuplé, tient donc largement son rang. Sans doute nous attendions-nous, toutefois, à une hausse moins spectaculaire...
Comment l'expliquer ?
Les familles mettent en avant la qualité de l'encadrement et le sérieux de la formation.
Et les préceptes catholiques, non ?
Les élèves s'inscrivent rarement pour l'enseignement de la religion. On nous sait même gré d'être populaire et ouvert à toutes les couches sociales ou religieuses. Dans notre société devenue séculière, c'est inévitable. Mais, même si les parents ne sont pas pratiquants comme il y a cinquante ans, ils recherchent nos projets pédagogiques pour les valeurs d'humanité portées, qui pour nous sont celles de l'évangile.
Le taux de scolarisation, lui, se maintient autour de 40 %. Vous avez pourtant dû refuser des inscriptions...
Oui, surtout en collège, comme à Loquidy à Nantes, ou Notre-Dame au Loroux-Bottereau. Nous n'échappons pas à la logique de diminution du nombre des postes voulue dans l'Education nationale et devons accueillir plus d'élèves avec moins de moyens. Dans tous les cas, à nos yeux, il n'est pas raisonnable d'excéder 29 élèves par classe en primaire, 30 en collège et 35 en lycée. W
Propos recueillis par Antoine Gazeau