Alors que le torchon brûle entre le syndicat étudiant Unef et ses dissidents du SEN, l'université s'en mêle. Et crée la polémique autour de l'attribution des locaux. « Elle nous a demandé de vider nos bureaux pendant qu'un serrurier changeait les verrous », témoigne Xavier Bourdon, ex-Unef et aujourd'hui encarté au Syndicat étudiant nantais.
En juillet dernier, tous les élus Unef aux instances représentatives de l'université ont quitté le navire. « Nous avions des désaccords de fond, notamment sur la loi LRU », précise Xavier Bourdon, qui évoque aussi « des fraudes électorales lors des élections locales du syndicat ».
Privé d'élus, l'Unef, qui comptabilise 500 adhérents, s'est vu privé de fait de locaux. « On a sollicité l'université pour défendre notre travail », explique son nouveau président Nicolas Mérigot. Cherchant à calmer le jeu, la fac estime avoir choisi « une décision sereine en laissant à l'Unef l'usage du local qui accueillait ses archives ». De son côté, le SEN conserve un bureau de 8 m2 et conteste la décision. « Les locaux sont traditionnellement cédés en fonction du nombre d'élus. L'université a subi des pressions de l'Unef qui dispose d'armes pour perturber les facs. » La bataille des prochaines élections étudiantes, en mars prochain, a d'ores et déjà démarré. W