C'est une première. Jusqu'à ce soir et à la rencontre qui opposera Caen (2e) à Ajaccio (18e), Nantes est en tête de la Ligue 2. Une première place, après sept journées, que Gernot Rohr contemple avec une certaine prudence. « Ce n'est pas après six ou sept matchs que l'on peut tirer des conclusions. On dira que l'on est en Ligue 1 quand mathématiquement on aura les points nécessaires pour l'être. » Car l'équipe nantaise est encore loin de répondre à toutes les attentes du technicien franco-allemand.
Vendredi à Bastia (1-1), les Canaris se sont ainsi fait rejoindre alors que l'ouverture du score de Zerka les avait placés dans une situation idéale dès la 7e minute. Signe que cette équipe n'a pas encore l'imperméabilité défensive requise. « Samedi matin, j'ai dit au groupe : "soyons honnêtes, qui défend bien ?" Parce que l'on prend toujours les mêmes buts : un peu de passivité, les mêmes erreurs... » Agaçant pour un ancien arrière comme Rohr, qui a dégagé quatre axes de travail : « On suit les attaquants à quatre et quand ils décrochent, on ne continue pas, la remontée collective des défenseurs se fait au ralenti, le pressing au milieu du terrain est insuffisant et le marquage haut sur les touches adverses n'est pas fait. » Leaders provisoires ou pas, les Nantais ont encore du pain sur la planche. W