C'est leur troisième plan social en deux ans. Les salariés de l'établissement Alcatel-Lucent d'Orvault manifestent ce matin, comme ceux des autres sites français, pour protester contre de nouvelles suppressions de postes. Cette fois-ci, soixante emplois sont en jeu dans la région, auxquels s'ajoutent une cinquantaine d'autres « externalisés ». Des départs qui surviennent après les 129 déjà enregistrés (sur 800 emplois) depuis fin 2007.
« Jusque-là, il s'agissait surtout de départs aménagés et de préretraites. Désormais, la direction envisage des licenciements autoritaires », s'inquiète Catherine Louët, secrétaire (CFDT) du comité d'entreprise. « On va vivre quelque chose qu'on n'avait jamais connu. Les gens sont abasourdis. » La concurrence chinoise, mais aussi celle des ex-produits Lucent « privilégiés aux anciens produits Alcatel », sont à l'origine des restructurations du géant franco-américain des télécoms dans l'Hexagone. W
G. F.