« On verra comment la situation évolue mais pour le moment, on ne
constate pas de gros rush. » Marlène Collineau, élue au Crous, se veut rassurante. Seuls 140 étudiants sont actuellement en attente d'un logement public. « Chaque année, on sait que des personnes libèrent des chambres parce qu'ils en ont trouvé une autre dans le privé », explique Jean-Marie Falip. Le directeur du Crous a pris acte des difficultés rencontrées par le passé. « L'an dernier, les cités U ont été mal remplies, du fait des retards de livraisons à la Haute-Forêt et à Berlioz. Mais aussi parce que certains étudiants postulent dans plusieurs villes. Du coup, cette année, on a fait du surbooking. Un couchage a été proposé six fois. »
Pour organiser l'offre, avant d'ouvrir une liste d'attente, le Crous a clôs les inscriptions le 14 Juillet. Une organisation qui fait parfois grincer des dents. Bac en poche, Adrien a été admis à Polytech ce même jour : « J'ai été retiré des listes parce que je n'avais pas validé ma pré-inscription », peste-t-il. Difficile d'ajuster l'offre et la demande. Beaucoup de jeunes préfèrent le privé. C'est le cas de Morgane, 21 ans et boursière. « J'ai fait trois ans d'internat où l'on vit chacun les uns sur les autres. Aujourd'hui, je préfère éviter les résidences du Crous. » Si la rentrée 2009 s'annonce sereine, Jean-Marie Falip demeure prudent. « On traverse actuellement un creux démographique. Mais il devrait s'inverser à partir de 2013. » W
D. P.