Les rentrées se suivent et ne se ressemblent pas. Pointé du doigt
dans la plupart des grandes villes, le déficit de logement étudiant est en passe de se combler à Nantes. Depuis 2004, le Centre régional des oeuvres universitaires (Crous) a augmenté son parc immobilier de près de 30 % et loge désormais 8,4 % des étudiants. Au total, 4 000 couchages sont disponibles pour près de 34 000 étudiants. « Nantes a un bon taux d'habitat public », reconnaît Marlène Collineau, élue étudiante au Crous.
Cette année, la livraison des Saumonières sur le campus du Tertre permet de loger 95 étudiants supplémentaires. A la résidence de la Haute-Forêt, 65 hébergements s'ajoutent aux 102 déjà livrés l'an dernier. D'ici à 2011, de nouvelles constructions, notamment à Fresche-Blanc, devraient permettre d'atteindre l'objectif de loger 10 % des étudiants dans le secteur public.
Le Crous aimerait aussi lancer un projet d'habitat modulaire en bois. Inspirés d'une expérience menée à Compiègne, ce nouveau type de résidence permettrait de loger 200 étudiants à la Lombarderie dès la rentrée 2010. « Il a l'avantage d'être construit rapidement et d'être respectueux de l'environnement », constate Jean-Marie Falip, directeur du Crous.
Plus nombreuses qu'avant, donc, les cités U sont aussi moins vétustes. Le Crous a rénové 60 % de son parc immobilier et portera ce taux (« l'un des meilleurs de France », selon son directeur) à 72 % en septembre 2010. Cette année, les 300 logements de la cité Casterneau, insalubres, vont être refaits à neuf. « On poursuit la diversification de l'habitat en conservant certaines chambres traditionnelles de 9 m2 et en transformant les autres en studettes », explique Jean-Marie Falip. Une manière, selon lui, de répondre aux attentes et aux budgets de chacun.
Pour payer ces rénovations, le Crous, qui s'autofinance à 70 %, a eu recours cette année à l'emprunt et à une hausse des loyers de 2 %. D'une chambre au studio, il faut débourser entre 137 et 370 euros par mois. « Les rénovations sont nécessaires. Mais on doit faire attention à conserver des loyers abordables, considère Marlène Collineau. Les constructions récentes, sur l'Île de Nantes ou à Longchamp, ne répondent pas aux besoins des étudiants les plus précaires. Il leur manquait ainsi l'an dernier des logements en cité traditionnelle. » Cette année, si les loyers ont augmenté, la revalorisation des allocations maintient, in fine, la stabilité des prix. W
Le CRIJ organise samedi, de 14 h à 18 h, un après-midi d'information sur le logement.