Les cités U nantaises prennent le chemin de la modernité

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Publié le 10 septembre 2009.

Les rentrées se suivent et ne se ressemblent pas. Pointé du doigt

dans la plupart des grandes villes, le déficit de logement étudiant est en passe de se combler à Nantes. Depuis 2004, le Centre régional des oeuvres universitaires (Crous) a augmenté son parc immobilier de près de 30 % et loge désormais 8,4 % des étudiants. Au total, 4 000 couchages sont disponibles pour près de 34 000 étudiants. « Nantes a un bon taux d'habitat public », reconnaît Marlène Collineau, élue étudiante au Crous.

Cette année, la livraison des Saumonières sur le campus du Tertre permet de loger 95 étudiants supplémentaires. A la résidence de la Haute-Forêt, 65 hébergements s'ajoutent aux 102 déjà livrés l'an dernier. D'ici à 2011, de nouvelles constructions, notamment à Fresche-Blanc, devraient permettre d'atteindre l'objectif de loger 10 % des étudiants dans le secteur public.

Le Crous aimerait aussi lancer un projet d'habitat modulaire en bois. Inspirés d'une expérience menée à Compiègne, ce nouveau type de résidence permettrait de loger 200 étudiants à la Lombarderie dès la rentrée 2010. « Il a l'avantage d'être construit rapidement et d'être respectueux de l'environnement », constate Jean-Marie Falip, directeur du Crous.

Plus nombreuses qu'avant, donc, les cités U sont aussi moins vétustes. Le Crous a rénové 60 % de son parc immobilier et portera ce taux (« l'un des meilleurs de France », selon son directeur) à 72 % en septembre 2010. Cette année, les 300 logements de la cité Casterneau, insalubres, vont être refaits à neuf. « On poursuit la diversification de l'habitat en conservant certaines chambres traditionnelles de 9 m2 et en transformant les autres en studettes », explique Jean-Marie Falip. Une manière, selon lui, de répondre aux attentes et aux budgets de chacun.

Pour payer ces rénovations, le Crous, qui s'autofinance à 70 %, a eu recours cette année à l'emprunt et à une hausse des loyers de 2 %. D'une chambre au studio, il faut débourser entre 137 et 370 euros par mois. « Les rénovations sont nécessaires. Mais on doit faire attention à conserver des loyers abordables, considère Marlène Collineau. Les constructions récentes, sur l'Île de Nantes ou à Longchamp, ne répondent pas aux besoins des étudiants les plus précaires. Il leur manquait ainsi l'an dernier des logements en cité traditionnelle. » Cette année, si les loyers ont augmenté, la revalorisation des allocations maintient, in fine, la stabilité des prix. W

Le CRIJ organise samedi, de 14 h à 18 h, un après-midi d'information sur le logement.

David Prochasson
Emploi

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