le camp de cheviré encore menacé

« L'intégration des familles Roms se fait d'abord par la scolarité des enfants. » Christina Chauvin, présidente du collectif Romeurope à Nantes, n'en démord pas. Depuis qu'ils ont appris la probable fermeture du camp Rom de Cheviré, associations, par...

Hélène Bielak

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« L'intégration des familles Roms se fait d'abord par la scolarité des enfants. » Christina Chauvin, présidente du collectif Romeurope à Nantes, n'en démord pas. Depuis qu'ils ont appris la probable fermeture du camp Rom de Cheviré, associations, parents d'élèves et enseignants sont très mobilisés.

« J'accueille neuf enfants Roms depuis trois ans. La scolarité de ces enfants ne pose pas de problème », témoigne une enseignante de l'école Joseph Blanchard à Chantenay. « Nous avons dû adapter notre pédagogie, mais nous ne regrettons pas l'énergie déployée. » Pour la plupart des petits Roms, un remaniement de terrain serait synonyme de changement d'école. Une décision qui « remet en cause tout le travail accompli par les bénévoles et les enseignants », déplore Christina Chauvin. Au-delà de la scolarité, des liens se sont tissés avec les familles : « Les parents nous font confiance. »

Le coût élevé du gardiennage et la proximité avec le terrain des gens du voyage sont les raisons avancées à la fermeture du camp. Au total, une vingtaine de familles seraient concernées. Celles qui ont été sélectionnées par le programme de réinsertion (environ 30 %) pourraient bénéficier de logements sociaux. Quant au reste, certaines déménageraient sur le terrain de Saint-Luce, où une procédure d'expulsion est déjà en cours. Nantes métropole n'a pas confirmé la fermeture du terrain de Cheviré, mais rappelle qu'il restait provisoire. W

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